
Les émotions des autres ne sont pas les miennes
Émotions
Je me suis sentie longtemps perturber par le déséquilibre des autres.
Un froncement de sourcil, une remarque sèche et bim je passais en mode : « qu’est-ce que j’ai fait ? », suivi du mode « comment je peux réparer ? »
Quand une personne est contrariée, notre première réaction est souvent de le prendre pour nous-même. Et si je vous disais que ce n’était en fait que le reflet de nos propres insécurités plus qu’une réalité objective (oui je sais ça pique d’entendre ça).
Ce que vit l’autre lui appartient et notre interprétation est souvent fausse, nous ne sommes pas à la place de l’autre.
Si on exprime une émotion forte prêt de nous, on peut se sentir perturbé et il est parfois difficile de savoir ce que l’on ressent. Est-ce que c’est de l’empathie, de l’angoisse, la peur d’être rejeté ?
Posons nous alors cette question « est ce que je ressens ses sentiments ou les miens en ce moment ? ». Le but va être de ne pas tomber dans une confusion émotionnelle où l’on va perdre notre propre ressenti. Rester connecté à soi sans couper le lien avec les autres nous permet d’adopter une posture plus juste et plus respectueuse envers nous-même et envers les autres.
La pression intérieure que l’on peut ressentir pour intervenir est souvent une stratégie d’évitement pour fuir notre propre malaise face au conflit et nous éviter de nous sentir impuissant. Avoir confiance dans les ressources de l’autre pour traverser ses émotions, c’est offrir une liberté émotionnelle et nous libérer du fardeau de devoir tout porter.
Apprendre à rester centré face aux émotions d’autrui, c’est choisir de ne plus se laisser emporter par des automatismes relationnels. C’est cultiver une qualité de présence qui accueille sans s’effacer, qui écoute sans se confondre.
06 88 77 03 88

