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Femme qui lit le journal

Moi et mes pensées catastrophiques

Non ce n’est pas le nom du nouveau roman de l’été qui va cartonner mais le nom d’une situation qui sent carrément le vécu.
Comme tout le monde, j’ai envie de m’en débarrasser car elles ont tendances à bien encombrer mon cerveau.

Les pensées catastrophiques sont une réponse de notre système nerveux, pas un trait de caractère.
Notre cerveau a appris que si je suis préparé au pire je peux rester en sécurité. Mais au lieu de créer un doux et agréable sentiment de sécurité, on se sent généralement submergé émotionnellement. Donc on est pas du tout sur le projet de départ.

Première chose à se rappeler, nos pensées ne sont pas des faits établis. Ce n’est pas parce que notre cerveau fabrique du contenu qui pourrait concurrencer un scénario de Romero (la nuit des morts vivants, mon premier film d'horreur !!!) que c’est une vérité, une intuition ou que c’est sur le point de se produire.

Une pensée catastrophique nous semble souvent incroyablement convaincante, car la partie de notre cerveau qui gère l’anxiété est en état d’alerte donc produit un discours d'urgence pas forcément un discours juste.

N’oublions pas la capacité de notre cerveau à remplir les zones de vide par de la peur.
Exemple : on ne m’a pas répondu au téléphone…
Choisissez ensuite la raison fabriquée par votre cerveau :

  • On m’oublie
  • On ne fait pas attention à moi
  • Je ne compte pas
  • Je ne suis pas intéressant

Généralement il n’y a jamais de raisons plutôt neutre ou pas alarmiste du moins.

Beaucoup de nos pensées catastrophiques sont en fait le reflet de notre peur de nous confronter à des émotions inconfortables. Souvent nous ne voulons pas nous sentir rejeté, embarrassé, déçu, ou perdre le contrôle.

Ce que l’on peut mettre en place quand nous partons dans le vortex pensée catastrophe, c’est prendre une grande inspiration et se poser la question suivante : ce que j’observe à l’intérieur de moi est ce la réalité ou une prédiction d’un désastre imminent.
Alors oui ça a l’air de rien comme ça, mais cette question permet d’interrompre cette spirale d’anxiété.

Le fait de prévoir le pire coince notre système nerveux en mode survie, cela ne nous prépare pas plus à affronter l’inconnu. Un système nerveux régulé ne vas pas interpréter l’inconnu comme un danger, c’est pourquoi il est intéressant de réguler nos émotions.
Notre cerveau se calme quand notre corps reçoit le message qu’il est en sécurité.


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